100 questions du permis : comprendre les vérifications à l’examen

Les 100 questions du permis reviennent à l’épreuve pratique du permis B depuis 2023. Elles testent des gestes simples sur le véhicule, une règle de sécurité routière et une notion de premiers secours. Leur préparation demande surtout de repérer les commandes sur la voiture utilisée le jour J.
Le dispositif semble secondaire face à la conduite, pourtant il peut ajouter trois points à la note finale. Voici comment fonctionne ce tirage et comment réviser efficacement sans réciter des réponses déconnectées du véhicule d’auto-école.
L’essentiel
Comment fonctionnent les 100 questions du permis ? L’inspecteur pose une vérification, une question de sécurité routière et une de premiers secours, liées au même numéro. Chaque réponse juste rapporte un point, soit trois points au maximum. Une erreur ne provoque pas l’échec, mais une réponse précise peut compenser une petite perte de points en conduite.
Préparez chaque série directement sur votre véhicule ↓
Que regroupent les 100 questions du permis ?
La banque officielle associe 100 séries de trois questions. La première demande une vérification intérieure ou extérieure : montrer une commande, ouvrir le capot, identifier un témoin ou contrôler un élément visible. Les deux autres portent sur la prévention du risque routier et les gestes de secours.
Une série peut, par exemple, demander de montrer le réglage de hauteur des feux, d’expliquer pourquoi il évite l’éblouissement, puis de décrire la protection d’une zone d’accident. Le candidat doit localiser l’équipement, donner la raison technique et adopter le bon ordre d’action face au danger.
Les formulations restent concrètes : usure des pneus, niveau de lave-glace, feux de détresse, gilet haute visibilité, appel des secours ou position latérale de sécurité. Elles vérifient des bases utiles dès les premiers trajets, au même titre que l’anticipation des angles morts pendant l’apprentissage.
Comment l’inspecteur choisit-il les questions ?
Le numéro de série dépend des deux derniers chiffres affichés au compteur kilométrique du véhicule. L’inspecteur consulte ce nombre et applique la correspondance de la banque de 100 questions. Un compteur qui se termine par 42 conduit donc à la série 42.
Le candidat ne choisit ni le thème ni la question. Cette méthode explique l’intérêt de travailler les 100 séries plutôt que quelques fiches vues au hasard. Elle implique aussi de connaître l’implantation réelle des commandes, qui change entre une citadine récente, un diesel plus ancien ou une voiture à boîte automatique.
À quel moment les questions sont-elles posées et combien valent-elles ?
L’examinateur pose généralement les questions pendant l’épreuve, à un arrêt adapté et sécurisé. Il peut demander une vérification extérieure après l’installation ou lors d’un arrêt du parcours. Le candidat suit ses consignes, coupe le moteur si cela est demandé et attend avant de manipuler le capot.
Chaque bonne réponse vaut un point, dans la limite de trois. Ces points s’ajoutent à l’évaluation pratique, notée sur 31 points au total. Une réponse fausse, incomplète ou oubliée ne constitue pas une faute éliminatoire ; elle retire seulement le point concerné.
Les priorités restent donc la sécurité, les contrôles visuels, l’allure et le respect des règles de circulation. Pour éviter qu’une faute grave n’annule une conduite solide, révisez aussi les erreurs éliminatoires fréquentes au permis, notamment le refus de priorité ou le franchissement dangereux.
Comment réviser les questions sans apprendre mécaniquement ?
Commencez par votre voiture d’apprentissage. Ouvrez le capot, repérez le bocal de lave-glace, la jauge d’huile, le liquide de frein et les points de contrôle des pneus. Dans l’habitacle, situez les commandes d’éclairage, de désembuage, de ventilation et les témoins du tableau de bord.
- Révisez par séries de dix, avec la question technique, sécurité et secours associée.
- Répondez à voix haute avec des phrases courtes et précises.
- Demandez une mise en situation sur le véhicule : capot, feux, pneus et commandes.
- Refaites les séries mal maîtrisées la veille, sans saturer votre mémoire.
Ne dites pas qu’un voyant « signale un problème » sans le nommer. Une réponse attendue décrit l’élément et son utilité : un voyant rouge de freinage peut indiquer un défaut du circuit ou un frein de stationnement serré. La précision compte davantage qu’un long discours.
- Commencer par la voiture utilisée pour l’apprentissage
- Ouvrir le capot et repérer les principaux niveaux
- Identifier les points de contrôle des pneus
- Situer les commandes d’éclairage et de désembuage
- Repérer la ventilation et les témoins du tableau de bord
- Réviser les séries par groupes de dix
- Répondre à voix haute avec des phrases précises
- S’entraîner en situation avec capot, feux et commandes
- Revoir les séries mal maîtrisées la veille
- Vérifier l’élément montré avant de répondre
Les 200 questions permis C concernent-elles le permis B ?
Non : les recherches sur les « 200 questions permis C » renvoient à la préparation des permis poids lourd, dont les épreuves et les contrôles diffèrent du permis B. Pour la voiture, la référence reste la banque de 100 séries et ses trois volets : vérification, sécurité routière et premiers secours.
Ne mélangez donc pas les fiches destinées aux camions avec celles de votre formation B. Un véhicule lourd impose des contrôles liés au chargement, aux équipements spécifiques et à la réglementation professionnelle. Le permis B évalue les commandes et équipements d’une voiture particulière.
100 questions du permis : quelle stratégie adopter le jour J ?
Écoutez toute la consigne avant de chercher la commande. Si vous ne l’avez pas comprise, demandez calmement à l’inspecteur de la répéter. Prenez deux secondes pour vérifier ce que vous montrez : confondre le liquide de refroidissement et le lave-glace fait perdre un point évitable.
Arrivez en connaissant le véhicule prévu pour l’examen et entraînez-vous à ouvrir son capot. Si vous passez sur une voiture automatique, adaptez votre préparation aux commandes propres à ce choix ; le fonctionnement de la boîte automatique ou manuelle ne change pas la banque de questions, mais l’habitacle peut différer.
Les trois points restent un bonus utile, pas un objectif qui doit détourner l’attention de la route. Une révision pratique, menée plusieurs fois sur le véhicule, permet de répondre vite et de consacrer l’essentiel de votre concentration à une conduite sûre.






Ça rassure de lire qu’une erreur ne fait pas rater l’examen. Avec un peu de pratique sur la voiture, ça devrait aller.
Bon rappel, surtout pour les vérifications sous le capot. Courage à tous ceux qui le passent bientôt 🙂